STEP des Bouillides à Sophia Antipolis : relevé topographique du vallon et coupes sur fond de scan 3D pour la commune de Valbonne
2 novembre 2026

Au cœur de Sophia Antipolis, la station d’épuration des Bouillides traite les eaux usées de Valbonne, d’une partie de la technopole et de plusieurs communes voisines. Mise en service en 1976, gérée par un syndicat intercommunal dont le siège est à la mairie de Valbonne, elle est implantée sur la commune de Biot, au bord de la Bouillide, l’un des trois cours d’eau permanents du bassin de la Brague. Entre la plateforme de la station et le lit du ruisseau, la berge descend d’environ cinq mètres sous un couvert d’arbres dense. Pour une étude préalable d’aménagements sur ce secteur, la commune de Valbonne Sophia Antipolis a confié à PYTHAGORE Géomètres-Experts (OGE n°5129 et 6430) le relevé topographique du vallon, au tachéomètre, au GNSS et au scanner 3D, et six coupes en travers du cours d’eau.
Le chantier en chiffres
- Site : station d’épuration intercommunale des Bouillides, à Sophia Antipolis, sur la commune de Biot, et le vallon de la Bouillide qui la longe.
- Maître d’ouvrage : commune de Valbonne Sophia Antipolis, siège du syndicat intercommunal de la station, qui réunit six communes.
- Zone relevée : environ 2 000 m² entre la station et le cours d’eau, dont un tronçon d’environ 60 m de la Bouillide.
- Coupes : 6 profils en travers au 1/100, espacés d’une dizaine de mètres, dessinés sur fond d’ortho-image issue du scan.
- Plan topographique : niveau de détail 1/200, complété d’un semis de points au mètre.
- Altitudes : fond du lit entre 90,04 et 90,49 m NGF, plateforme de la station entre 94,7 et 95,5 m, acrotères des ouvrages jusqu’à 101,77 m.
- Plan d’eau : nivelé le jour du relevé, de 90,75 m à la section amont à 90,62 m à la section aval.
- Référentiel : RGF93 en projection CC44 et altitudes NGF-IGN69, rattachement par GNSS (± 5 cm).
- Calendrier : relevé le 21 septembre 2026, complément le 23 octobre, plans remis le 2 novembre 2026.
- Cabinet : PYTHAGORE Géomètres-Experts (OGE n°5129 et 6430), agence de Roquefort-les-Pins.
Pourquoi relever le vallon avant d’étudier les abords de la station
Le cabinet connaît déjà le site. En 2025, il a relevé pour le syndicat un cheminement d’environ 2,4 km de pistes et de voiries, avec les réseaux d’eaux usées et pluviales ; en janvier 2026, un secteur d’environ 3 000 m² aux abords de la station. Restait le vallon lui-même, que ces plans ne décrivaient pas assez finement. Trois raisons imposaient un relevé dédié :
- Un lit encaissé sous les arbres. Des berges d’environ cinq mètres, une végétation dense, de l’eau toute l’année : depuis le haut de la berge, on ne voit pas le fond, et quelques points isolés ne disent rien de la forme réelle du lit. Il faut descendre dans le cours d’eau et mesurer en continu.
- Des ouvrages logés dans la berge. Canal de mesure (venturi), conduite qui descend vers le ruisseau, enrochements, mur de soutènement, clôture de la station : toute étude hydraulique ou d’aménagement dépend de leur géométrie et de leurs altitudes exactes.
- Des limites à manier avec prudence. Le long du cours d’eau, aucune limite n’est bornée. Le plan distingue l’application cadastrale, purement informative, des limites apparentes (clôtures, murs). Et pour un cours d’eau non domanial, le lit appartient aux propriétaires des deux rives, chacun jusqu’au milieu du cours d’eau (article L. 215-2 du Code de l’environnement) : avant tout ouvrage en berge, la question foncière se pose autant que la question technique.
Méthode : du lit de la Bouillide aux coupes sur fond de scan
1. Rattacher le vallon au système national
Le 21 septembre 2026, l’équipe de Roquefort-les-Pins arrive avec trois instruments : un tachéomètre, un récepteur GNSS et un scanner 3D. Les stations de mesure sont matérialisées par des spits, puis rattachées par GNSS au RGF93, en projection conique CC44, et au nivellement NGF-IGN69, avec une précision de ± 5 cm. Le plan d’octobre complète le relevé de janvier 2026, dans le même repère : le vallon, les abords de la station et les futurs plans de projet parlent la même langue.
2. Scanner le vallon, les pieds dans l’eau
Le scanner 3D enregistre le vallon en continu : berges, enrochements, troncs, clôture et murs de la station. Au tachéomètre, l’équipe lève dans le lit les points qui structurent chaque profil : sommets et pieds de berge sur les deux rives, axe du cours d’eau, fond du lit. Le plan d’eau est nivelé le jour même ; sa cote figure en bleu sur chaque coupe.
Les regards du secteur sont ouverts pour relever les radiers, les fils d’eau et les diamètres : des canalisations d’eaux pluviales de 50 et 60 cm de diamètre, des fourreaux de réseaux secs ; cinq regards sont photographiés et reportés au plan. Le 23 octobre, un passage complémentaire vient mesurer un point de fond manquant au-dessus de la conduite du venturi, plutôt que de le déduire.
Le nuage de points vu depuis le cours d’eau, coloré selon l’altitude : au fond, le bâtiment de la station et sa clôture ; au premier plan, le lit de la Bouillide et ses berges.
3. Tirer les coupes du nuage de points
Les six coupes sont tirées du nuage de points, perpendiculairement au cours d’eau, environ tous les dix mètres. Pour chacune, une tranche du scan est projetée dans le plan de coupe et forme une ortho-image en élévation : arbres, enrochements, clôture et mur de la station apparaissent en gris, tels qu’ils sont. Le profil du terrain est dessiné par-dessus, avec ses altitudes NGF en rouge et le niveau d’eau en bleu.
Le nuage de points en 3D, coloré selon l’altitude : la station, la Bouillide (flèches dans le sens de l’écoulement) et, en rouge, les axes des six coupes.
La section 3 recoupe la conduite du venturi, dessinée en magenta à travers la berge : elle descend de 93,32 m à 92,64 m, puis plonge jusqu’au niveau de l’eau, à 90,70 m ; le fond du lit est à 90,04 m. Chaque profil se lit d’un coup d’œil, et le fond d’image montre ce que le trait seul ne dit pas : la densité de la végétation, la hauteur du mur, la place disponible entre la clôture et la berge.
Détail de la section 3 : la conduite du venturi (en magenta) traverse la berge avant de rejoindre le cours d’eau ; en haut, la clôture à 96,91 m et la plateforme de la station autour de 95,1 à 95,5 m NGF.
4. Assembler le plan topographique et le semis de points
Le plan topographique au 1/200 rassemble l’ensemble : axe et bords de rive de la Bouillide, hauts et bas de talus, enrochement, clôtures et portillon, escalier métallique, acrotères des bâtiments entre 98,88 et 101,77 m, regards et réseaux, arbres, axes des coupes. Il est dessiné sur une ortho-image en niveaux de gris tirée des nuages de points ; pour les abords, le fond de plan et la vue d’ensemble s’appuient aussi sur les données ouvertes LiDAR HD de l’IGN, converties dans le même système CC44. Un semis de points au mètre, extrait automatiquement des points classés « sol », complète le dessin : il décrit le terrain sous la végétation et sert de base au modèle numérique de terrain.
Le plan topographique au 1/200 sur fond d’ortho-image : la Bouillide et son axe (tireté bleu), les bords de rive, l’enrochement, la clôture de la station, les réseaux et, en rouge, les axes des six coupes (cliquer pour agrandir).
Ce que contient le dossier remis
- Plan topographique complémentaire au 1/200, en PDF et DWG : vallon, berges, ouvrages, réseaux et regards photographiés, application cadastrale et limites apparentes, axes des coupes.
- Plan des six coupes au 1/100, en PDF et DWG, sur fond d’ortho-image issue du scan, avec le niveau d’eau du jour du relevé et une vue 3D de repérage.
- Semis de points au mètre en DWG, points 3D extraits des points classés « sol », pour le modèle numérique de terrain.
Les fichiers DWG sont livrés dans le système du plan : le bureau d’études dessine son projet directement sur les fonds, avec le terrain et les coupes dans le même repère.
La planche des six coupes au 1/100, de la section 1 en amont à la section 6 en aval : sur le tronçon, le plan d’eau passe de 90,75 à 90,62 m NGF (cliquer pour agrandir).
Pourquoi confier le relevé d’un cours d’eau à un Géomètre-Expert
- Un rattachement au système national : RGF93 et NGF-IGN69, la référence des levés entrepris pour les services publics (article 89 de la loi n°95-115 du 4 février 1995 et décret n°2000-1276 du 26 décembre 2000). Le plan du vallon, celui des abords et les futurs plans de projet partagent le même repère.
- Des limites présentées pour ce qu’elles sont : le plan distingue l’application cadastrale, à confirmer par bornage, et les limites apparentes. Seul un bornage contradictoire (article 646 du Code civil) fixe une limite de façon opposable ; toute implantation près d’une limite non bornée doit en être précédée.
- Une responsabilité engagée : inscrit à l’Ordre (loi n°46-942 du 7 mai 1946) et assuré en responsabilité civile professionnelle, le géomètre-expert signe ses plans et répond de leur exactitude dans les limites de sa mission. Seul le document revêtu de son cachet et de sa signature fait foi.
Voir aussi nos cas pratiques relevé topographique et drone du campus CIV à Sophia Antipolis, auscultation d’une digue à Mandelieu au scanner 3D, relevé drone du Port Camille Rayon à Golfe-Juan et pôle de santé de L’Aiglon à Roquefort-les-Pins, nos pages Topographie et Lasergrammétrie 3D, nos obligations en tant que Géomètre-Expert, ainsi que nos pages géomètre-expert à Valbonne et agence de Roquefort-les-Pins.
Station et cours d’eau d’après la décision de la MRAe Provence-Alpes-Côte d’Azur du 12 décembre 2024 (zonage d’assainissement de Biot), la fiche BANATIC du syndicat et le livret « La Brague à la loupe » publié par la Communauté d’agglomération Sophia Antipolis. Données LiDAR HD : © IGN, Licence Ouverte Etalab 2.0.
Valbonne et Sophia Antipolis : un géomètre-expert à Roquefort-les-Pins
Technopole, villages, vallons boisés et équipements publics : autour de Valbonne, beaucoup de projets se jouent en bordure de cours d’eau, sur des terrains en pente ou sous les arbres, là où un plan approximatif coûte cher. Après le relevé du campus international de Valbonne, la station des Bouillides ajoute une référence au cœur de Sophia Antipolis, cette fois au fond du vallon.
Depuis notre agence de Roquefort-les-Pins, PYTHAGORE Géomètres-Experts intervient à Valbonne, à Biot, à Opio, à Mougins et à Châteauneuf-Grasse pour les collectivités, les syndicats intercommunaux, les bureaux d’études et les particuliers : plans topographiques, profils en travers de cours d’eau, scan 3D, bornages et divisions.
Votre projet à Valbonne
Un cours d’eau à franchir, une berge à étudier, un ouvrage à reprendre ? Nous relevons le terrain, le lit et les ouvrages au tachéomètre et au scanner 3D, dans le système national, et nous vous remettons les plans et les coupes prêts pour l’étude.
📞 Pour tout contact, devis ou renseignements, consultez notre site : www.pythagore.ge






