Plan topographique à Cannes : un établissement scolaire relevé au scanner 3D et au drone avant son extension
3 novembre 2026


En plein centre de Cannes, un établissement scolaire occupe un terrain d’environ 11 000 m² : des bâtiments de un à quatre niveaux, des cours, un préau, une aire de jeux et un grand jardin arboré que le PLU protège. Pour préparer un projet d’extension, l’établissement a confié à PYTHAGORE Géomètres-Experts (OGE n°5129 et 6430) le relevé topographique complet de la propriété. Le site a été levé du 20 au 23 octobre 2026, pendant les vacances de la Toussaint, au GNSS, au tachéomètre, au scanner 3D et au drone ; le plan a été remis le 3 novembre 2026.
Le chantier en chiffres
- Site : un établissement scolaire du centre de Cannes, bordé de voies sur trois côtés.
- Surface relevée : environ 11 000 m² de terrain, plus les voies au droit de la propriété.
- Échelle : niveau de détail 1/200.
- Altimétrie : près de 800 points cotés ; le terrain monte d’environ 8,9 m NGF à l’entrée sud-ouest à plus de 18 m à la pointe nord, soit une dizaine de mètres de dénivelé.
- Toitures : 17 faîtages et une quarantaine de cotes d’égout, de 12 à 31,5 m NGF environ, et 6 seuils d’entrée.
- Végétation : une centaine d’arbres relevés avec leur diamètre, dont 47 avec l’altitude de leur cime.
- Moyens : GNSS, tachéomètre, scanner laser 3D (plus de 160 stations) et drone.
- Référentiel : RGF93 en projection CC44 et altitudes NGF, rattachement par GNSS (± 5 cm).
- Calendrier : terrain du 20 au 23 octobre 2026, plan remis le 3 novembre 2026.
- Cabinet : PYTHAGORE Géomètres-Experts (OGE n°5129 et 6430), agence de Cannes.
Pourquoi un relevé complet avant de dessiner l’extension
Le cabinet connaît le site. Depuis 2005, il y a mené une dizaine de missions : plans topographiques partiels en 2005, 2009 et 2018, implantations, relevés d’intérieurs et de façades, dont une partie au scanner 3D en 2021. Mais un projet d’extension demande plus qu’une mise à jour ponctuelle : il faut un plan homogène de toute la propriété, dans un seul repère. Trois raisons l’imposaient :
- Un terrain en pente et en paliers. Une dizaine de mètres séparent l’entrée basse de la pointe nord. Cours, terrasses, rampes et escaliers s’étagent entre les deux ; au nord-est, la voie passe près de 3 m au-dessus de la cour, tenue par un mur de soutènement. Chaque raccordement du futur bâtiment dépend de ces altitudes.
- Un bâti dense et varié. Des bâtiments de plain-pied à quatre niveaux, des toitures à plusieurs pans, un préau, des coursives, des escaliers de secours. Pour vérifier une hauteur ou caler une extension contre l’existant, il faut les égouts et les faîtages réels, pas ceux d’anciens plans.
- Des contraintes inscrites sur le terrain. Le PLU protège une partie du jardin et du bâti ; un emplacement réservé et des alignements touchent les voies. Ces lignes doivent être placées sur le plan à leur position exacte, à côté des murs et des arbres, et non sur un simple extrait cadastral.
Méthode : quatre instruments, un seul repère
1. Poser le repère au GNSS
Le 20 octobre 2026, l’équipe ouvre le chantier par le canevas. Des points de stationnement répartis sur le site sont déterminés au GNSS en RGF93, projection conique CC44, et calés sur le nivellement NGF, avec une précision de ± 5 cm ; les points de référence GNSS figurent sur le plan. Le tachéomètre, stationné sur ce canevas, lève ensuite les détails qui demandent une mesure point par point : seuils des portes d’entrée, pieds et têtes de murs, bordures, regards.
2. Scanner les bâtiments, les cours et le jardin
Le scanner laser 3D prend le relais pour tout ce qui est dense ou découpé : façades et pieds de bâtiments, escaliers, rampes, murs de soutènement, massifs et allées du jardin. Plus de 160 stations couvrent la propriété ; recalées sur le canevas, elles forment un nuage de points unique, dans le même système de coordonnées. Des vues en plan tirées du nuage servent de fond pour dessiner chaque détail à sa place, jusque sous les arbres.
Les abords nord : terrasse arborée, local technique, portail coulissant, abri et atelier, limite du jardin protégé (tireté vert), puis la voie avec ses stationnements et le réseau d’eaux usées (cliquer pour agrandir).
3. Survoler les toitures au drone
Le 21 octobre, le drone photographie le site à 49 m du sol pour l’orthophotographie et les toitures : la géométrie des pans, les égouts et les faîtages, que l’on ne voit pas depuis la cour. Des points de calage mesurés au sol le jour du vol rattachent les images au repère du chantier. En plein Cannes, ce vol se prépare : le site se trouve dans la zone de contrôle de l’aérodrome de Cannes-Mandelieu et sur les trajectoires des hélicoptères. Il a fallu une déclaration en préfecture, un accord du contrôle aérien et une coordination avec les hélistations voisines, pour un vol limité à l’emprise de la propriété.
Bâtiments et cours : en bleu, le contour des toitures avec les cotes d’égout (fil d’eau) et de faîtage ; au sol, les altitudes NGF, les seuils, les escaliers et rampes, les arbres et deux points de référence GNSS (en rouge).
4. Assembler : réseaux, limites et urbanisme
Au bureau, du 26 au 31 octobre, tout est réuni sur un même plan au 1/200 : près de 800 points cotés, les bâtiments avec leur nombre de niveaux, les escaliers, rampes, murs, restanques, clôtures et portails, une centaine d’arbres avec leur essence et leur diamètre, et l’altitude de cime des 47 arbres de haute tige. Les réseaux d’eaux usées et pluviales des voies sont reportés d’après les plans obtenus par DICT, avec les radiers des regards relevés ; un regard scellé est signalé comme tel. Le plan porte aussi les données du PLU : jardin et bâti protégés, emplacement réservé et alignements, ces deux derniers « à confirmer » auprès des services compétents, et un tableau des règles applicables (zonage, hauteur, reculs, espaces verts et pleine terre, risques).
L’angle nord-est : la voie passe près de 3 m au-dessus de la cour, tenue par un mur de soutènement ; réseaux et regards, alignement et emplacement réservé (hachures rouges) signalés à confirmer auprès des services compétents.
Ce que contient le dossier remis
- Plan topographique au 1/200, en PDF et en DWG, en RGF93 CC44 et altitudes NGF : bâti, toitures, cours, jardin, végétation, voies et réseaux.
- Une légende détaillée : application cadastrale, limites apparentes, périmètre de l’unité foncière, mitoyenneté ou propriété des ouvrages, murs, restanques, haies, réseaux, essences d’arbres.
- Des notas qui disent les limites du document : limites non bornées, superficie non définitive, réseaux d’après DICT, système de coordonnées et précision du rattachement.
- Des renseignements d’urbanisme succincts : zonage, implantation par rapport aux voies et aux limites, hauteur maximale, espaces verts et pleine terre, risques naturels.
Le fichier DWG permet à l’architecte de dessiner l’extension directement sur le fond de plan, dans le système national, puis aux entreprises d’implanter le projet à partir des mêmes points.
La légende et les notas du plan : ce qui est mesuré, ce qui est appliqué, et ce qui reste à confirmer.
Pourquoi confier le plan topographique d’un site existant à un Géomètre-Expert
- Un seul repère pour tout le projet : le plan est rattaché au RGF93 et au NGF. Le plan de 2026 met à jour celui de 2018, et l’architecte, le bureau d’études et les entreprises travaillent sur les mêmes coordonnées.
- Des limites présentées pour ce qu’elles sont : le plan distingue l’application cadastrale, purement informative, et les limites apparentes ; plusieurs tronçons portent la mention « limite à confirmer par bornage ». Seul un bornage (article 646 du Code civil) fixe une limite de façon opposable, et toute construction près d’une limite non bornée doit en être précédée.
- Des contraintes d’urbanisme situées, mais pas tranchées : l’emplacement réservé (article L. 151-41 du Code de l’urbanisme) et l’alignement, que fixe l’autorité gestionnaire de la voie (article L. 112-1 du Code de la voirie routière), sont reportés d’après les documents disponibles et signalés à confirmer : le plan éclaire le projet sans se substituer aux services compétents.
- Une responsabilité engagée : inscrit à l’Ordre (loi n°46-942 du 7 mai 1946) et assuré en responsabilité civile professionnelle, le géomètre-expert signe ses plans et répond de leur exactitude dans les limites de sa mission. Seul le document revêtu de son cachet et de sa signature fait foi.
Voir aussi nos cas pratiques polygonale de référence du marché Forville à Cannes, copropriété en VEFA de 326 lots à Cannes, relevé topographique et drone du campus CIV à Sophia Antipolis et relevé du vallon de la STEP des Bouillides, notre article le relevé topographique, une étape essentielle pour tout projet, nos pages Topographie et Lasergrammétrie 3D, nos obligations en tant que Géomètre-Expert et notre page géomètre-expert à Cannes.
Cannes : un géomètre-expert pour les projets en site occupé
Écoles, copropriétés, villas des collines, équipements publics : à Cannes, la plupart des projets se construisent dans un tissu déjà bâti, sur des terrains en pente, entre jardins protégés et voies étroites, et souvent dans des lieux qui restent ouverts au public. Après la polygonale de référence du marché Forville et la copropriété en VEFA de 326 lots, ce plan topographique ajoute une référence en centre-ville, relevée pendant une courte fenêtre de vacances scolaires.
Depuis notre agence de Cannes, PYTHAGORE Géomètres-Experts intervient à Cannes, au Cannet, à Mougins, à Vallauris et à Mandelieu-la-Napoule pour les établissements, les copropriétés, les architectes et les particuliers : plans topographiques, scan 3D, drone, relevés d’intérieurs et de façades, bornages et divisions.
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